Traiter le mur là où l'eau le touche
Imperméabiliser une fondation, c'est intervenir sur la face enterrée, celle que personne ne voit. Le mur est dégagé jusqu'à la semelle, décapé de son ancien enduit s'il en reste, séché, puis reçoit un système continu qui va de la semelle au niveau du sol fini.
Ce que la tranchée révèle
À chaque excavation, le mur raconte son histoire : nids d'abeilles dans le béton, joints de coulée ouverts, tiges de coffrage laissées en place et rouillées, ancien goudron craquelé par le froid, entrées de service jamais scellées. Tout cela se reprend avant la pose, parce qu'aucune membrane ne compense un défaut du support en dessous.
Étanchéité et drainage, deux choses différentes
La membrane empêche l'eau de traverser le mur. Le drain l'emmène ailleurs. Un mur parfaitement étanche avec un drain obstrué met simplement l'eau en attente contre la fondation, et la pression finit par trouver un point faible. Une fondation traitée correctement reçoit les deux dans la même intervention.
Le remblai fait partie du travail
Un système d'étanchéité s'abîme au remblayage si on remet des pierres contre lui. La membrane est protégée avant que le sol revienne, le matériau granulaire est mis en place autour du drain, et la finition du terrain rétablit une pente qui éloigne l'eau du bâtiment. Une pente inversée annule une partie de ce qui vient d'être fait.